Par Vincent Carter pour Congo Intelligence

Lubumbashi, le 8 août 2026 – Le président national d’Ensemble pour la République, Moïse Katumbi, a procédé au lancement officiel d’une session de formation de l’École du parti à Lubumbashi. Ce nouveau programme, destiné aux cadres de l’ensemble des fédérations, marque une étape dans la consolidation de l’appareil politique du parti.

Placée sous la houlette du professeur Huit Mulongo Mbapeta, directeur général du parti, et de son équipe, cette formation a réuni les membres chargés de la sécurité de toutes les fédérations, ainsi que les ligues des femmes et les jeunes venus de l’ensemble des provinces du pays. L’événement s’est tenu dans un contexte de montée en puissance des structures internes du parti, comme en témoignent les récentes nominations au sein du directoire de l’École du parti, confirmant la volonté d’offrir un encadrement rigoureux aux responsables .

Le thème choisi pour cette session inaugurale, « Management de la sécurité d’un parti politique », revêtait une importance particulière. Il s’agissait d’outiller les responsables à la sécurité pour garantir la protection des activités du parti et de ses militants sur l’ensemble du territoire national. Selon la direction de l’École du parti, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des capacités politiques et de structuration interne, avec des modules portant sur la Constitution, la communication politique ou encore le leadership .

Cette session de formation intervient après une période marquée par des tensions internes. Alors que Moïse Katumbi s’efforce de restaurer l’entente au sein de sa formation après des malentendus entre cadres dirigeants , l’organisation de cette École du parti apparaît comme un signal politique fort. Elle traduit la volonté de mettre en ordre de bataille l’appareil intellectuel et sécuritaire du parti, afin de mieux peser dans le débat public et les échéances politiques futures .

L’initiative témoigne également de l’attention portée à la formation des jeunes et des femmes, segments clés de l’électorat, bien que des voix critiques, comme celle de la sénatrice honoraire Sona Kamitatu récemment démissionnaire, aient regretté un environnement ne permettant plus, selon elle, de défendre pleinement la place de ces catégories dans la conduite des affaires publiques .