Par Vincent Carter — Congo Intelligence

« Donnez-moi mon passeport et laissez-moi rentrer en homme libre pour contribuer à la cohésion nationale et à la paix »

« SIR JEAN-LUC KIENGE, PRÉSIDENT DE L’ASSOCIATION INTERNATINALE DES SURVIVANTS DE LA TORTURE ET L’INSTRUMENTALISATION DELA JUSTICE (AISTIJ.ORG)DEMANDE LA DÉLIVRANCE DE SON PASSEPORT PAR FÉLIX TSHISEKEDI AU NOM DÉCRISPATION DE L’ESPACE POLITIQUE ET ANNONCE SA VOLONTÉ DE RENTRER EN RDC »

WASHINGTON DC — Selon des sources proches de Sir Jean-Luc Kienge, président de l’Association Internationale des Survivants de la Torture et de l’instrumentalisation de la justice (AISTIJ.ORG), le défenseur des droits humains demande à son tour aux autorités congolaises de lui délivrer son passeport et de lui permettre de rentrer en République démocratique du Congo en homme libre, sans persécution politique ou judiciaire.

En exil depuis plusieurs années, Sir Jean-Luc Kienge affirme que son engagement politique et ses prises de position contre la proposition communément appelée « loi Tshiani », qui entendait réserver certaines fonctions de souveraineté, notamment la présidence de la République, aux Congolais nés de père et de mère congolais d’origine, ont contribué à son éloignement du pays. Le débat autour de cette proposition de loi a effectivement suscité de vives controverses en RDC.

« Je veux rentrer en RDC »

Selon les mêmes sources, Sir Jean-Luc Kienge considère aujourd’hui que le temps est venu de tourner la page de l’exil et de permettre aux opposants, aux militants des droits humains et aux acteurs de la société civile de retrouver leur place dans le débat national.

Son message est présenté comme une demande simple : la délivrance de son passeport congolais et la garantie de pouvoir rentrer au pays sans être arbitrairement inquiété en raison de ses opinions ou de son engagement.

« Une fois mon passeport en poche, je dois rentrer immédiatement en RDC, afin de participer aux efforts de cohésion nationale et au retour de la paix », aurait déclaré Sir Jean-Luc Kienge selon ses proches.

Pour une décrispation de l’espace politique

Pour le président de l’AISTIJ, la paix durable en RDC ne peut pas reposer uniquement sur les accords politiques ou les opérations militaires. Elle passe également, selon lui, par une décrispation de l’espace politique, la protection des libertés publiques et la possibilité pour les opposants et les défenseurs des droits humains de rentrer dans leur pays.

Il demande notamment :

  • la décrispation de l’espace politique ;
  • la délivrance des passeports congolais aux opposants et militants des droits humains qui en sont privés ;
  • la possibilité pour les exilés politiques de rentrer librement en RDC ;
  • la protection des défenseurs des droits humains contre les représailles liées à leurs opinions ;
  • et l’ouverture d’un véritable dialogue national autour de la cohésion nationale et du retour de la paix.

Une question qui dépasse le cas de Sir Jean-Luc Kienge

La demande de Sir Jean-Luc Kienge intervient dans un contexte où la question du retour des opposants et personnalités politiques vivant à l’étranger demeure sensible.

Un document de presse publié en juillet 2026 citait notamment Jean-Luc Kienge parmi plusieurs opposants, activistes de la société civile et journalistes congolais présentés comme étant en exil ou empêchés de rentrer au pays.

Pour Sir Jean-Luc Kienge, la question ne devrait toutefois pas être limitée à son propre cas.

Il estime que la République démocratique du Congo doit créer les conditions permettant à tous les Congolais, quelles que soient leurs opinions politiques, de participer au processus de reconstruction nationale.

« Le Congo a besoin de ses fils et de ses filles »

À travers cette nouvelle demande, le président de l’AISTIJ veut se présenter non pas comme un homme cherchant la confrontation, mais comme un acteur des droits humains prêt à reprendre sa place dans le débat national.

Son message est clair : le Congo a besoin de ses fils et de ses filles, y compris ceux qui ont dû quitter le pays pour des raisons politiques ou liées à leur engagement.

Il affirme vouloir rentrer pour contribuer à la recherche de solutions pacifiques, au dialogue entre les différentes composantes de la société congolaise et à la défense des droits fondamentaux.

Passeport, liberté et retour au pays

La délivrance d’un passeport ne constitue pas, à elle seule, une garantie contre d’éventuelles poursuites judiciaires. Si des procédures existent contre une personne, leur statut doit être clarifié par les autorités compétentes et dans le respect des garanties judiciaires.

Mais sur le plan politique, la demande de Sir Jean-Luc Kienge pose une question plus large :

Un citoyen congolais engagé dans la défense des droits humains doit-il pouvoir rentrer dans son propre pays sans craindre d’être persécuté pour ses opinions ?

Pour l’intéressé, la réponse est oui.

Et son appel s’adresse désormais directement aux autorités de Kinshasa :

« Délivrez-moi mon passeport. Laissez-moi rentrer en RDC. Je veux contribuer à la cohésion nationale et au retour de la paix. »

Par Vincent Carter
Congo Intelligence

#RDC #JeanLucKienge #AISTIJ #DroitsHumains #CohesionNationale #Paix #PasseportCongolais #Opposition #Liberte #LoiTshiani #CongoIntelligence