Par Jean Pierre De La Loi

“Rapport d’enquête : l’instrumentalisation de la justice par le pouvoir contre le président d’Ensemble, Moïse Katumbi

Voici ma tribune consacrée à ce que je considère comme un complot politique du gouvernement de Félix Tshisekedi contre le président du parti Ensemble pour la République, Moïse Katumbi.

Ce document est le résultat de plusieurs mois de recherches, d’investigations, de recoupements et d’analyse de différentes informations relatives aux procédures judiciaires et aux décisions politiques visant Moïse Katumbi.

À travers cette enquête, je cherche à mettre en lumière ce que je considère comme une instrumentalisation de la justice à des fins politiques, ainsi que les mécanismes qui pourraient avoir été utilisés par le pouvoir de Félix Tshisekedi pour affaiblir, intimider ou neutraliser un important adversaire politique.

Cette tribune ne prétend pas se substituer aux tribunaux. Elle présente des faits, documents, déclarations, témoignages et éléments d’analyse, afin de permettre au lecteur de se faire sa propre opinion.

La question centrale de cette enquête est simple :

La justice congolaise est-elle encore indépendante du pouvoir politique, ou est-elle devenue un instrument utilisé contre les adversaires du régime de Félix Tshisekedi ?

Le cas de Moïse Katumbi mérite, à ce titre, une attention particulière.

Président d’Ensemble pour la République, ancien gouverneur du Katanga et figure majeure de l’opposition congolaise,

…..VOICI LE RAPPORT D’ENQUÊTE……

Il y a peu, nous avons appris, non sans étonnement et suspicion, à ce jour fondée, la présence à Lubumbashi de Monsieur Raphaël KATEBE KATOTO, grand frère de l’opposant Moïse KATUMBI CHAPWE.

Personne ne comprenait la nature de la mission politique qu’il prétendait avoir reçue du Chef de l’Etat.

En effet, il était paradoxal, si pas insolite, de l’entendre dire qu’il venait de la part du Chef de l’Etat uniquement pour s’enquérir des problèmes communautaires qu’il y aurait au Katanga. Pourquoi lui, qui n’a de référence que des histoires anciennes de tout genre, bien connu peut-être encore de certains de ses créanciers restés impayés, se verrait confier une mission ne correspondant pas du tout à son profil.
Pourquoi on confierait pareille mission à un inconnu à ce jour, qui n’a qu’un simple parti politique de mallette, sans siège, dont le nom est même inconnu et, pire, après avoir réussi apparemment en affaires à une époque à rechercher, n’a gardé de toute son ancienne gloire que des souvenirs qui ne lui ne lui sont plus rentables.

Voici là, autant de questionnements qui ont marqué son très bref séjour pour une mission, si grandiose, si on accepte de s’en tenir à ses dires.
Mais, pour peu qu’on le connaisse et au regard de sa situation actuelle, on se demandait et on lui a même demandé s’il n’est pas descendu à Lubumbashi uniquement pour tenter de faire main basse sur le patrimoine de son jeune frère Moïse KATUMBI en manipulant l’appareil judiciaire que le pouvoir politique mettrait à sa disposition en contrepartie notamment du soutien qu’il lui apporterait dans sa lutte acharnée pour le changement de la constitution.

Sans froid aux yeux, comme il sait toujours le faire, Monsieur Raphaël KATEBE a juré par tous les dieux et tous les ancêtres que son rapprochement avec le pouvoir n’aurait rien avoir avec un conflit qui l’opposerait à son frère.
Il a dit bien des choses pour rassurer la communauté qui le suspectait d’une démarche ignoble et fratricide ou simplement sorcière comme diraient les bantous.

Ceux qui ne le connaissent pas pouvaient même commettre l’erreur d’accorder quelque crédit à ses propos mensongers.

Helàs ! Il n’a pas fallu longtemps pour que tout soit mis à nu et le personnage soit démasqué.

En effet, nous apprenons ce jour et Monsieur Raphaël KATEBE le dit et en est tout fier, qu’il a pu obtenir le jour même de l’annonce du semblant du dialogue national que le Parquet près la Cassation saisisse dans la précipitation et en toute irrégularité la Cour de Cassation contre Monsieur Moïse KATUMBI sous prétexte qu’il aurait spolié ses biens notamment la résidence de Mulonde, la parcelle de Mahenge, la Ferme Futuka, la résidence Lofoi numéro 22, la ferme de Munguzi et la résidence de Kashobwe.
Cette procédure follement cavalière ne manquera pas de s’ajouter au sombre registre de graves scandales judiciaires, pilotées sans la moindre éthique par le pouvoir en place qui semble faire totalement fi des règles de droit les plus élémentaires sensées régenter une nation moderne.

Tenez, parce qu’il fallait à tout prix lancer la procédure contre Monsieur Moïse KATUMBI en se servant des appétits insatiables de son grand frère Raphaël KATEBE, il y a lieu de noter d’emblée les irrégularités ci-après :

• FORME

Nous savons tous que le respect des droits garantis aux citoyens passe impérativement aussi par le respect des procédures prescrites. Ce dossier ne sera qu’une compilation des violations des règles de procédure et de forme.

• Saisine du Parquet près la Cassation et saisine de la Cour de Cassation

Qu’est-ce qui justifierait la compétence de la Cour de Cassation si l’on sait que Monsieur Moïse KATUMBI n’est pas justiciable cette cour ?

Si l’on croit trouver une explicitation dans son ancienne qualité de gouverneur, il est important de noter qu’à l’époque des transactions ayant donné lieu aux faits lui incriminés, il ne l’était pas.

A ce jour, il ne l’est même plus et, plus important, ce ne sont pas les faits commis dans l’exercice de ses fonctions de gouverneur.

• Absence d’audition de Monsieur Moïse KATUMBI

Comment peut-on envoyer un dossier en fixation sans avoir entendu la personne accusée ?

Monsieur Moïse KATUMBI n’a jamais été entendu et depuis le dépôt de la plainte, il était déjà contraint à l’exil.

Après son exil, il a même procédé à un changement d’adresse notifié en bonne et due forme auprès de l’autorité compétente.

Peut-on saisir la juridiction sans instruction préjurictionnelle notamment l’audition du prévenu ?

• FOND

Après vérifications même aux services des conservations et cadastres, toutes les allégations de Monsieur Raphaël KATEBE ne sont nullement fondées.
Bien plus, pour toutes les propriétés dont il prétend avoir été spolié par son frère Moïse KATUMBI, il a été totalement désintéressé et a perçu de ce dernier bien plus qu’il ne lui doit.

Quand bien même les exigences de preuve étaient peut-être allégées dans la mesure où le tout se faisait dans un cadre de confiance familiale avec le respect dû à un aîné, Monsieur Moïse KATUMBI détient les documents signés de sa main, sur son papier en-tête avec sa photo et établissant à suffisance la preuve que tout lui a été payé.
Si les allégations de Monsieur KATEBE KATOTO, assimilable par ailleurs à des simples tentatives d’escroquerie au jugement étaient vraies, pourquoi avoir attendu plus de 20 ans pour commencer à réclamer ses biens alors que quand Monsieur Moïse KATUMBI était en exil, Monsieur KATEBE a même passé un bon moment au Katanga pour soutenir le président honoraire Joseph KABILA dont il souhaitait devenir le premier ministre, toujours à la recherche de quoi remplir son grenier. Comment Moïse KATUMBI qui n’était plus gouverneur et qui était en exil l’aurait gêné en ce moment-là ?

Si nécessaire, nous vous reviendrons sous peu avec toutes les preuves qui établissent tout simplement l’intention du grand frère de nuire à son jeune frère.
Pour terminer, on réalise aujourd’hui, que des appréhensions de la communauté Katangaise sur la prétendue mission confiée par le Chef de l’Etat au grand frère étaient fondées et tout ce qu’il niait ressort enfin au grand jour.

En effet, Monsieur Raphaël KATEBE, cherchant à remplir son grenier, a eu l’idée pernicieuse de tout essayer, y compris se mettre avec le pouvoir politique qui va lui obtenir l’octroi arbitraire des biens acquis régulièrement par son frère Moïse KATUMBI et, en échange, il offrirait en holocauste ce dernier au pouvoir politique qui écarterait discrètement un opposant de taille par l’instrumentalisation de la justice en se servant tout simplement du conflit familial comme faux-fuyant ou prétexte pour entacher le casier judiciaire de Monsieur Moïse KATUMBI.

C’est ainsi que, sans même une instruction de façade, parce que Monsieur Moïse KATUMBI n’a jamais été entendu, le Parquet près la Cour de cassation s’est précipitée, enjambant tous les obstacles légaux, pour saisir la Cour de Cassation le 27 Août 2026, soit au matin même de l’annonce d’un semblant de dialogue national. Comprenne qui pourra !
Tout semble donc être planifié comme une conspiration contre Monsieur Moïse KATUMBI.

Ne dit-on pas qu’il n’y a pas de crime parfait mais que la Justice triomphe toujours.