Par Vincent Carter – Congo Intelligence
Il faut appeler les choses par leur nom. Ce qui s’est passé avec la Garde minière en RDC n’est pas une “erreur de communication”.
C’est une habitude. Une méthode. Un système.
Le pouvoir de Félix Tshisekedi annonce tranquillement un financement de 100 millions de dollars, en citant les États-Unis. Comme si c’était déjà acquis. Comme si Washington était partenaire.
24 heures plus tard ? Démenti total. Humiliation publique. Alors la vraie question n’est plus “que s’est-il passé ?”
La vraie question est : pourquoi toujours mentir en utilisant les Américains ? Parce que ça impressionne. Parce que ça fait sérieux. Parce que ça donne l’illusion d’un pouvoir connecté aux grandes puissances.
C’est une stratégie de façade. Un storytelling politique. On parle des États-Unis pour rassurer la population. Pour séduire les investisseurs. Pour intimider les adversaires.
Mais derrière ? Rien de concret. Juste des annonces. Des promesses. Des montages flous.
Et quand la réalité rattrape le discours ? On rétropédale.On reformule. On parle de “mécanismes diversifiés”.
Traduction : on improvise.
Le problème, c’est que le monde regarde. Et le monde comprend.
Quand Washington dément publiquement Kinshasa, ce n’est pas juste un détail.
C’est un signal fort : la parole officielle congolaise ne fait plus foi.
Et ça, c’est dangereux.
Danger pour la crédibilité du pays. Danger pour les investissements.
Danger pour la diplomatie.
À force de jouer avec la vérité, le régime de Félix Tshisekedi installe une image claire :
celle d’un pouvoir qui communique avant d’agir… et parfois sans agir du tout.
Alors oui, la question dérange. Mais elle doit être posée :
Jusqu’à quand va-t-on gouverner par l’illusion ?
Jusqu’à quand va-t-on instrumentaliser les grandes puissances pour masquer le vide ?
Parce qu’à la fin, ce ne sont pas les Américains qui sont ridiculisés. C’est la RDC.
