Par Congoleaks.org et Vincent Carter
KINSHASA – Un drame dans une boîte de nuit de Kinshasa : le nom d’Anthony Tshisekedi cité dans une affaire de dissimulation de corps
Kinshasa – 11 octobre 2025
Selon des sources concordantes proches du dossier, un homme aurait trouvé la mort dans la boîte de nuit Nuvo, un établissement prisé de la capitale congolaise. Les circonstances du décès restent floues, mais des témoignages indiquent qu’un serveur congolais serait décédé sur place dans la nuit du 5 au 6 octobre 2025.
Ce qui aurait pu être traité comme un simple incident tragique prend désormais une tournure judiciaire explosive, car le nom d’Anthony Tshisekedi, fils du président Félix Tshisekedi, aurait été cité dans la dissimulation présumée du corps de la victime.
Un corps disparu, des questions sans réponses
Toujours selon les premières informations disponibles, le gérant de la boîte Nuvo et Anthony Tshisekedi auraient été aperçus peu après les faits, agissant pour faire disparaître le corps du serveur, sans en informer les autorités compétentes ni les services de secours.
Aucune déclaration officielle n’a été faite à ce jour par la direction de l’établissement, ni par la famille Tshisekedi. Le lieu du drame aurait été nettoyé rapidement avant l’arrivée des forces de l’ordre, ce qui rend difficile toute reconstitution des faits à ce stade.
Des accusations graves autour d’Anthony Tshisekedi
Ce n’est pas la première fois que le nom d’Anthony Tshisekedi est associé à des affaires sensibles. Dans ce dossier, il est également accusé de tentative de meurtre contre un certain JJ Kisome, un homme connu dans les milieux artistiques et médiatiques de Kinshasa.
Les proches de la victime présumée réclament l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante, et appellent les autorités belges à intervenir, arguant qu’Anthony Tshisekedi détiendrait la nationalité belge et pourrait être poursuivi à l’étranger pour des faits graves commis en RDC.
“On ne peut pas permettre que des citoyens, quels qu’ils soient, se croient au-dessus des lois. Le silence autour de cette affaire est inacceptable”, affirme un militant des droits humains sous couvert d’anonymat.“
La justice belge interpellée
Des ONG et avocats installés en Europe auraient transmis un dossier préliminaire aux autorités judiciaires belges, demandant l’ouverture d’une enquête pour tentative d’homicide volontaire et dissimulation de corps. Si ces accusations étaient confirmées, elles pourraient entraîner une procédure d’extradition ou de mandat d’arrêt international, même en l’absence de coopération judiciaire entre les deux pays.
Un test pour l’État de droit en RDC ?
Cette affaire, si elle venait à être confirmée, poserait une grave question sur l’impunité des élites en République démocratique du Congo, et sur la capacité de l’appareil judiciaire à traiter des dossiers impliquant des personnalités proches du pouvoir.
L’opinion publique, déjà ébranlée par de nombreuses affaires non élucidées, attend des réponses claires et une transparence totale dans la gestion de ce dossier.
Enquête en cours. Affaire à suivre de très près.