Par Vincent Carter

Likasi, RDC – 10 octobre 2025
Un grave incident environnemental et sanitaire secoue actuellement la ville de Likasi, dans la province du Haut-Katanga, cœur de l’exploitation minière en République démocratique du Congo. Selon des sources locales concordantes, un camion transportant des minerais hautement radioactifs a été retrouvé à l’abandon après avoir déversé une partie de sa cargaison dans une rivière située en périphérie de la ville.

Fuite du conducteur somalien et de son équipe

L’incident s’est produit dans la nuit du 9 au 10 octobre. D’après des témoins oculaires et des agents municipaux présents sur les lieux au petit matin, le véhicule lourd était encore partiellement chargé en minerai. La nature exacte du contenu n’a pas encore été confirmée officiellement, mais plusieurs sources évoquent des matières à forte teneur en uranium ou autres éléments radioactifs issus des anciennes mines proches de Tshinkolobwe, désormais interdites d’exploitation mais dont Christian Tshisekedi et ses complices exploitent.

Le chauffeur du camion et son équipe auraient pris la fuite immédiatement après l’incident, laissant le véhicule sans surveillance. Leur destination reste inconnue à ce stade.

Colère et inquiétude de la population

La nouvelle a rapidement fait le tour de la ville, provoquant un vent de panique parmi les habitants, particulièrement ceux des quartiers riverains. Des rumeurs évoquent déjà des symptômes de malaise chez des personnes ayant approché la zone touchée. Des parents craignent une contamination de l’eau, et plusieurs familles ont cessé d’utiliser l’eau des puits et rivières à proximité, faute de communication officielle claire.

“C’est devenue une habitude avec ses somaliens fois à chaque fois que ses camions passent ici, on voit des bandits qui veulent les voler. Même les autorités locales ne savent pas quoi faire,” confie un habitant de la commune Kikula.

Silence des autorités, montée de la pression

Au moment de la rédaction de cet article, aucune déclaration officielle n’a été faite par le gouvernement provincial du Haut-Katanga, ni par les autorités nationales. Des agents de la police auraient toutefois sécurisé le périmètre, tandis que des techniciens de la Société Générale de Carrières et des Mines (Gécamines) seraient attendus pour des prélèvements.

Des ONG locales de défense de l’environnement appellent à une enquête indépendante et à la prise en charge rapide des populations potentiellement exposées. Plusieurs élus locaux demandent également des explications sur la provenance du camion, la nature exacte des minerais et les responsabilités de cette opération illégale ou non déclarée.

Un nouvel épisode alarmant dans le Haut-Katanga

Ce drame survient alors que le Haut-Katanga est régulièrement pointé du doigt pour l’absence de contrôle rigoureux dans le secteur minier, notamment en ce qui concerne le transport, le stockage et l’exportation de matières dangereuses.

En attendant les résultats des analyses et le silence des autorités risque d’attiser davantage la méfiance d’une population déjà éprouvée par les activités des concessions des mines de Christian Tshisekedi dans la mine de Tshinkolobwe .

Enquête en cours. Affaire à suivre.