Un vieil homme ruiné prêt à tout pour nuire à son frère Moïse Katumbi
Les caméras de Pero Luwara n’ont pas menti. Elles avaient repéré Raphaël Katebe Katoto, 82 ans, à Kinshasa. Ce n’est pas un retour triomphal au Katanga. C’est la fuite en avant d’un homme fini, criblé de dettes, poursuivi par la justice belge, et qui n’a plus qu’une seule monnaie d’échange : la trahison de son propre frère, Moïse Katumbi.
Un parcours de naufrages et d’escroqueries
Ancien « milliardaire » autoproclamé, Katebe Katoto a tout perdu par sa propre faute. Château à Bruges saisi par la banque KBC. Maison saisie. Voitures de luxe louées et jamais payées. Dettes accumulées en Belgique, plaintes multiples, hypothèques et créanciers floués. Incapable d’honorer ses engagements, il a fui en Espagne, changeant d’identité et d’adresse comme d’autres changent de chemise.
Mais l’Espagne n’était qu’une escale. Sentant la justice se rapprocher, il s’est réfugié à Kinshasa, logé à la Cité de l’Union Africaine aux frais du pouvoir de Félix Tshisekedi. Un octogénaire sans œuvre, sans héritage, sans honneur, devenu un vulgaire pensionnaire du régime. Totalement dépendant, sans aucune autonomie, il a perdu toute dignité et tout sens de l’honneur. Il se livre corps et âme contre de l’argent au pouvoir en place, quel qu’il soit. Un homme asservi, prêt à toutes les compromissions pour survivre.
La trahison, son seul métier
En 2015-2016, il avait déjà tenté de « livrer » son jeune frère à Joseph Kabila en inventant une affaire de spoliation immobilière autour de la maison de Stoupis (un Grec). Les faits sont têtus : c’est Katebe lui-même qui avait vendu la propriété pour 800 000 dollars à l’insu du propriétaire. Un frère qui vole son frère, puis l’accuse pour se faire bien voir du pouvoir.
Aujourd’hui, l’histoire se répète. Katebe Katoto, totalement ruiné, a vendu son âme au régime Tshisekedi. Son retour annoncé à Lubumbashi le 3 août prochain n’a qu’un objectif : déstabiliser Moïse Katumbi, ternir sa notoriété et tenter de l’empêcher de briguer la présidence de la République.
Les complices de la grande trahison
Il a déjà dépêché ses émissaires au Katanga : Thole Tshigudu, l’honorable Augustin Katumba Jr (fils de l’ancien conseiller de Kabila, dont la carrière fut pourtant lancée par Moïse Katumbi après la disparition tragique d’Augustin Katumba), l’honorable Panda wa Lukalaba, Dominique Kitambo, et d’autres. Parmi les complices recrutés pour vendre le Katanga aux Kasaïens figurent également quelques responsables d’association et une poignée de notables : un représentant de Sempya Kalwa Kalunga, Lwanzo, l’ancien président Kasato, le grand chef Kaponda, un représentant de la Fondation Katangaise. Tous font partie de la conjuration du secret convoquée par Raphaël Katebe.
Ces prétendus fils et filles du Katanga se révèlent être de vulgaires traîtres vendus au plus offrant. Sans le moindre état d’âme, ils livrent leur propre province à l’esclavage pour une poignée de dollars. Leur cupidité est abjecte, leur trahison impardonnable. Ils n’ont jamais rien construit pour le Katanga. Ils n’ont jamais rien donné au peuple katangais. Leur seul talent est celui de prédateurs opportunistes : ils utilisent leur position politique et leur influence uniquement pour s’enrichir personnellement, piller les ressources et trahir leur terre natale.
Ces mercenaires locaux, ces vautours sans scrupules, participent activement à la saignée organisée des minerais du Katanga et à sa mise sous tutelle totale par un pouvoir central prédateur. Ils préfèrent vendre leur sang, leur histoire et leur dignité plutôt que de défendre leur province. Leur trahison est totale, leur conscience inexistante.
Un homme qui n’a jamais rien construit
À 82 ans, Katebe Katoto est incapable d’une activité physique normale, encore moins d’un projet concret. Il n’a laissé aucune trace positive au Katanga : ni école, ni hôpital, ni route, ni emploi. Sa seule production ? La confusion, la jalousie et la destruction.
Il a escroqué des vivants comme des morts (on parle encore de M. Longongo). Il a promis des projets immobiliers en Angola (plusieurs milliers de maisons) pour soutirer des millions à son frère. L’argent a disparu. Les promesses aussi.
Un risque majeur pour ceux qui l’instrumentalisent
En s’associant à un tel personnage – poursuivi par la justice belge, endetté jusqu’au cou, sans aucune crédibilité – le pouvoir actuel prend un risque énorme. Tôt ou tard, les dossiers (Stoupis, Zambie, Monaco, Cannes, etc.) refont surface. On ne construit pas l’avenir d’un pays avec les ruines et les trahisons d’un vieil homme aigri.
Les Katangais l’attendent de pied ferme à Lubumbashi. On ne suit pas un homme qui n’a jamais rien donné. On ne respecte pas celui qui a passé sa vie à trahir.
Moïse Katumbi n’a rien à craindre d’un fantôme.
Le peuple katangais sait faire la différence entre celui qui construit depuis des décennies et celui qui n’a fait que prendre, ruiner et trahir.