Par Vincent Carter

Kinshasa, le 8 juin 2026 – Alors que la République démocratique du Congo retient son souffle à la veille d’une manifestation pacifique prévue le 9 juin, plusieurs sources diplomatiques et ambassades accréditées à Kinshasa lancent un avertissement solennel. Selon nos informations, ces représentations étrangères conseillent à l’opposition, au mouvement citoyen « Sauvons la RDC », au C64, aux ONG de défense des droits humains, ainsi qu’à l’Église catholique et à l’ECC (Église du Christ au Congo), de s’allier immédiatement à Human Rights Watch et à d’autres organisations internationales. L’objectif : déposer une plainte conjointe devant la Cour pénale internationale (CPI) en cas de débordements, de violations massives des droits humains ou de massacres lors de la marche de ce mercredi.

La manifestation de ce 9 juin vise à déposer une plainte pour haute trahison contre le président Félix Tshisekedi, accusé par ses détracteurs de vouloir modifier la constitution « pour son bien-être personnel », mettant ainsi en danger la stabilité du pays.

Selon une source proche du dossier, la justice congolaise est jugée « une perte de temps » par ces mêmes acteurs internationaux en raison de son manque d’indépendance présumé. En revanche, si les forces de sécurité répriment la marche avec des morts, des arrestations arbitraires, des viols ou des actes de torture, la CPI et plusieurs pays occidentaux ouvriraient des enquêtes criminelles.

Ces enquêtes pourraient aboutir à l’arrestation non seulement des exécutants, mais aussi de hauts responsables : pasteurs des Églises de Réveil qui militent pour le changement constitutionnel, officiers militaires, agents des services de renseignement, députés, membres du gouvernement, plusieurs proches de la famille Tshisekedi, et finalement le président lui-même. Une source autorisée parle d’un « maître du jeu sanglant » impliqué dans la répression de la population.

La communauté internationale appelle toutes les parties à la retenue. Les organisations de défense des droits humains sur le terrain affirment avoir déjà formé des équipes d’observation pour documenter tout incident. La journée du 9 juin s’annonce comme un tournant critique pour l’État de droit en RDC.

À suivre.