Lu pour vous

Rupture assumée avec Tshisekedi

Kabila confirme que sa famille politique a signé en 2019 un accord avec la plateforme Cach (Tshisekedi-Kamerhe), mais affirme que Tshisekedi a trahi les termes de ce partenariat dès le départ — et qu’il n’en a gardé qu’une seule copie.

La guerre, un choix politique

Il soutient qu’en 2001, à Luanda, il avait conseillé à ses alliés d’opter pour la négociation plutôt que les armes. La réponse fut : « on va faire la guerre ». Cinq ans plus tard, la même guerre continue — sous-entendu : la faute n’est pas la sienne.

La Constitution, une ligne rouge

Kabila se dit farouchement opposé à toute révision constitutionnelle. Il affirme avoir évoqué publiquement cette position dès 2009, et considère la Constitution de 2006 comme sacrée. Selon lui, le vrai problème n’est pas le texte, mais le « petit clan » au pouvoir qui cherche à s’y maintenir.

Accusation directe contre Tshisekedi

Il affirme sans ambages que c’est Tshisekedi et son clan qui foulent la Constitution aux pieds — non l’inverse — et que l’idée de la réviser vise en réalité l’adoption d’une nouvelle Constitution, ce qu’il qualifie de « tripatouillage dangereux ».

pas de troisième mandat

Interrogé sur l’article 70 limitant les mandats présidentiels, Kabila est catégorique : il ne faut pas toucher à la Constitution. Il dissocie cette question de son avenir personnel, la renvoyant au domaine des principes.

Mission personnelle : mettre fin à la dictature

Il se donne pour objectif de mobiliser tous les Congolais — en exil comme sur le territoire — contre ce qu’il appelle « cette tyrannie qui vient de s’installer », en s’appuyant sur l’article 64 de la Constitution, qui oblige tout citoyen à résister à quiconque prend le pouvoir par la force.

Bilan désastreux depuis 2019

Il dresse un bilan sévère des cinq dernières années : retour des armées étrangères sur le sol congolais, embrasement de l’Ituri, tueries au quotidien autant de régressions qu’il attribue à la mauvaise gestion de l’actuel régime, en contraste avec la situation de 2019.

La Belgique en train de se disqualifier

Kabila estime que la Belgique, par sa capacité à accompagner l’actuel régime, est en voie de perdre toute crédibilité au Congo. Il reconnaît que des Belges conscients de tout cela tentent de corriger le tir, notamment à travers la justice belge et son intérêt pour le rôle néfaste de certains citoyens belges en RDC.

Le Katanga, levier politique mais pas séparatiste

Interrogé sur les tensions katangaises, Kabila refuse d’alimenter une logique sécessionniste. Il souligne que la colère est nationale, pas régionale, et que le Katanga, province la plus riche, a un rôle à jouer dans l’envoi d’un message politique fort au reste du pays.

Changement de système, pas seulement de personnes

Il conclut qu’aucun changement n’est possible avec le système en place, et qu’il faut un « balayage » complet de la classe politique — y compris via des primaires — pour renouveler la gouvernance. Il prévient toutefois que cela prendra du temps et nécessite un travail de fond sur la conscience civique. Pas de Balkanisation mais craint le risque que le pays connaisse la même situation que le Soudan.