Par Vincent Carter

À cause de la richesse miniere du sous sol de la province du Lualaba, la gouverneur du Lualaba veut prendre la province comme un bien privé mais bientot elle sera chassée et arretée par le pouvoir de Kinshasa. Qui vivra verra

Cette déclaration, largement relayée dans certains milieux politiques et sur les réseaux sociaux, alimente actuellement un débat intense autour de la situation politique et économique dans la province du Lualaba, l’une des régions minières les plus stratégiques de la République démocratique du Congo.

Le Lualaba, grâce à ses immenses ressources en cuivre, cobalt et autres minerais stratégiques, occupe une position centrale dans l’économie nationale et dans les enjeux géopolitiques internationaux liés aux minerais critiques. Cette richesse attire à la fois investisseurs étrangers, intérêts politiques et luttes d’influence locales, ce qui alimente régulièrement tensions et controverses autour de la gouvernance provinciale.

Les spéculations évoquant une volonté de sécession ou une gestion personnalisée des ressources doivent cependant être analysées avec prudence. Dans un contexte politique souvent marqué par la rivalité entre acteurs locaux et pouvoir central, les accusations et interprétations peuvent aussi relever de stratégies politiques ou de luttes d’influence internes.

Historiquement, toute tentative réelle de remise en cause de l’intégrité territoriale de la RDC entraîne une réaction ferme des autorités nationales, soucieuses de préserver l’unité du pays. Les enjeux autour du contrôle des richesses minières demeurent donc un sujet sensible qui nécessite dialogue institutionnel, transparence dans la gestion des ressources et meilleure redistribution des bénéfices au profit des populations locales.

La situation reste évolutive et mérite d’être suivie avec attention, car elle illustre une fois de plus la complexité des équilibres politiques et économiques dans les provinces minières congolaises.

Comme le conclut la formule reprise dans le débat public : Qui vivra verra.