Par Vincent Carter
Kalemie, RDC : Une inquiétante découverte secoue les services de sécurité dans la province du Tanganyika. Selon des informations recoupées par nos correspondants sur place, le dépôt d’armement principal de l’armée à Kalemie aurait été retrouvé totalement vide, sans qu’aucune communication officielle n’ait été faite par les autorités militaires.
D’après plusieurs sources internes ayant requis l’anonymat, toutes les armes, munitions et équipements stratégiques stockés dans ce dépôt auraient été déplacés dans la plus grande discrétion.
Un transfert massif vers Kolwezi et Lubumbashi
Toujours selon nos sources, l’ensemble de cet arsenal militaire aurait été acheminé vers Kolwezi et Lubumbashi, deux villes actuellement au cœur des tensions sécuritaires dans le sud-est du pays.
Ce transfert soulève des préoccupations majeures quant à :
- la vulnérabilité immédiate de Kalemie, désormais dépourvue d’armement suffisant pour faire face à une attaque surprise ;
- le risque d’escalade militaire dans les zones où ces armes auraient été envoyées ;
- l’absence totale de communication officielle, qui entretient un climat de confusion et de suspicion.
Silence au sein de la hiérarchie militaire
Interrogés, plusieurs officiers à Kalemie disent ne pas comprendre comment un tel transfert a pu se faire sans directives écrites ou annonce préalable.
« Nous avons trouvé les entrepôts vides. Personne ne nous a informés, personne n’assume la responsabilité », confie un officier sous couvert d’anonymat.
Pour l’instant, l’armée n’a émis aucun communiqué, tandis que la population locale s’inquiète de l’absence de protection en cas d’attaque des groupes armés actifs dans la région.
Un contexte sécuritaire déjà fragile
Ce développement survient alors que plusieurs provinces de l’est du pays font face à :
- la recrudescence d’attaques de groupes rebelles,
- une intensification des mouvements militaires vers les zones minières,
- un climat politique particulièrement tendu.
L’absence d’explication officielle risque d’alimenter les spéculations sur les motivations réelles derrière ce transfert massif d’armes