Par Vincent Carter

Polémique autour d’une vidéo accusant la ministre de la Jeunesse de pratiques controversées dans son église

Une nouvelle polémique a éclaté à Kinshasa ce week-end après la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’une vidéo présentée comme provenant d’une cérémonie religieuse dirigée par la ministre de la Jeunesse, également connue pour ses activités pastorales. La séquence, devenue virale, prétend montrer une ordination de nouveaux pasteurs au cours de laquelle auraient été utilisées de l’huile d’olive et un liquide présenté par certains internautes comme de l’urine.

Des accusations graves… mais non vérifiées

La vidéo, de mauvaise qualité et partiellement tronquée, a suscité une vague d’indignation. Plusieurs internautes affirment qu’il s’agirait d’un rituel « inapproprié » ou assimilable à une « pratique magique ». D’autres dénoncent une manipulation destinée à nuire à la réputation de la ministre.

À ce stade, aucune preuve indépendante ne permet de confirmer la nature exacte du liquide utilisé. Aucun expert religieux ni responsable de l’église concernée ne s’est encore exprimé de manière officielle pour clarifier les faits.

Réaction de l’opinion religieuse et politique

Dans certaines communautés religieuses, la vidéo a provoqué des réactions outrées.

« Si ces images sont authentiques, cela poserait un sérieux problème moral et doctrinal », estime un responsable d’une église protestante de Kinshasa.
« Nous attendons une clarification officielle pour ne pas juger trop vite. »

Du côté politique, plusieurs cadres de l’opposition ont demandé l’ouverture d’une enquête pour déterminer s’il y a eu dérive doctrinale, manipulation politique ou mise en scène orchestrée pour discréditer la ministre.

Un député a déclaré, sous anonymat :

« Dans un pays aussi sensible aux questions spirituelles, un tel scandale — vrai ou fabriqué — doit être examiné très sérieusement. »

Silence du ministère – confusion du public

La ministre de la Jeunesse n’a pas encore réagi publiquement à la polémique. Ses proches, quant à eux, dénoncent « une tentative de déstabilisation » et affirment que la vidéo aurait été « sortie de son contexte ».

En attendant des explications officielles, la confusion persiste :

  • Certains fidèles assurent qu’il s’agissait simplement d’une huile consacrée, conformément à une tradition pentecôtiste répandue.
  • D’autres affirment qu’il n’y a aucune preuve que le second liquide soit réellement ce que prétendent certains internautes.
  • Plusieurs théologiens appellent au calme et à la prudence, rappelant que les réseaux sociaux sont souvent le terrain d’intox et de montages manipulés.

Un risque de scandale national

Dans un pays où la religion occupe une place centrale dans la vie publique, cette affaire pourrait prendre une ampleur considérable si elle n’est pas rapidement clarifiée. Les observateurs estiment que la ministre devra s’exprimer pour éviter que la polémique ne déborde sur le terrain politique.

Pour l’heure, aucune autorité religieuse, judiciaire ou gouvernementale n’a confirmé le fondement des accusations. L’affaire reste donc au stade de polémique non vérifiée.