Par Vincent Carter
Nairobi, 15 octobre 2025
Alors que plusieurs grandes figures de l’opposition congolaise ont brillé par leur absence à la rencontre de Nairobi, initiée par l’ancien président Joseph Kabila, Jean-Claude Vuemba, opposant historique au régime Tshisekedi, balaie les critiques et affirme que cette réunion « n’est pas un échec ».
Un rendez-vous contesté mais symbolique
La rencontre de Nairobi, organisée sous l’égide de Joseph Kabila, avait pour objectif de fédérer les forces politiques opposées au pouvoir actuel et de préparer une réponse coordonnée à la crise institutionnelle et sécuritaire qui secoue la RDC.
Mais l’absence remarquée de leaders comme Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund a rapidement suscité des interrogations sur la légitimité et l’impact réel de cette initiative.
Vuemba relativise les critiques
Interrogé par la presse à l’issue de la réunion, Jean-Claude Vuemba, connu pour son franc-parler et sa posture radicale face au régime en place, a tenu à défendre la portée politique de l’événement, malgré les absences :
« La rencontre de Nairobi n’est pas un échec. C’est une première étape, un signal fort. Tous ceux qui aspirent à l’alternance ne peuvent pas rester dans leurs coins à attendre le miracle. Ce n’est que le début d’un processus plus large », a-t-il déclaré.
Vers une reconfiguration de l’opposition ?
Malgré les divisions visibles, certains observateurs estiment que cette initiative pourrait marquer le retour en scène de Joseph Kabila, non plus comme ancien président silencieux, mais comme acteur de l’opposition. Une perspective qui pourrait reconfigurer les rapports de force, surtout si un front commun venait à émerger contre Félix Tshisekedi, dont la popularité est en déclin.
L’union reste un défi majeu
L’absence de Katumbi, Fayulu, Kabund et Sesanga illustre les fractures internes de l’opposition congolaise, entre les partisans d’une ligne dure, les modérés, et ceux qui refusent toute alliance avec des figures du passé. La question reste entière : l’opposition congolaise peut-elle parler d’une seule voix à l’approche d’un tournant politique majeur ?
Affaire à suivre.