Par le Mouvement des indignés du Lualaba

Voici notre message au Président Félix Tshisekedi et au Ministre de l’Intérieur Jaquemin Shabani : « Combien de morts, de mésgestion, de clientélisme et de pillage du Lualaba par la Jezabel du Lualaba :Jaquemin Shabani et Félix Tshisekedi doivent-ils patienter pour convoquer la Gouverneur du Lualaba Fifi Masuka alias la buveuse de sang des enfants du Lualaba à Kinshasa? »

Ces mots crus, violents, porteurs d’une colère profonde circulent aujourd’hui dans les rues du Lualaba et sur les réseaux sociaux. Ils sont l’écho d’une population en souffrance, d’ouvriers et de creuseurs privés de leurs droits, et d’un sentiment d’impunité qui monte contre les autorités locales. En reprenant vos mots, impossibles à ignorer, il faut d’abord rappeler : il s’agit d’une opinion une façon de nommer l’indignation des congolais contre la Gouverneur du Lualaba.

Pourtant, derrière la formule choc, se dessine une réalité que personne ne peut plus balayer d’un revers de manche : des centaines de familles se disent spoliées, des carrières arrachées, des livelihoods brisés. Là où la justice et la gouvernance devraient réparer, la colère populaire accuse. À défaut de réponses claires et rapides venant de Kinshasa, le vide se remplit de rumeurs et de qualificatifs qui traduisent ce que pense les habitants du Lualaba: « Jezabel du Lualaba », « buveuse de sang d’enfants » et la demande de comptes.

L’affaire soulève trois questions fondamentales.

Premièrement, la légitimité de la gouvernance locale. Quand des accusations lourde contre Fifi Masuka sont portée contre Fifi Masuka tels que: spoliation, mésgestion, détournements se multiplient, l’autorité provinciale doit agir en transparence. Le peuple réclame des explications : qui a pris quelles carrières ? Sur quelle base juridique ? Quels indemnisations ont été proposées ? L’absence de réponses nourrit le ressentiment et empêche toute tentative de réconciliation.

Deuxièmement, la responsabilité des autorités nationales. Jaquemin Shabani et Félix Tshisekedi, en tant qu’acteurs centraux de l’Etat, sont investis d’une obligation minimale : garantir l’ordre républicain et la justice. Doivent-ils « patienter » ? La vraie question est plutôt celle-ci : combien de temps la population doit-elle attendre avant que des enquêtes impartiales et des mesures de protection des victimes ne soient lancées ? L’inaction nourrit l’idée que certaines figures régionales opèrent au-dessus des lois.

Troisièmement, la nécessité d’une enquête indépendante. Les mots d’aujourd’hui, violents ou hyperboliques qu’ils soient, ne remplacent pas la vérité judiciaire : celle qui sortira d’investigations médico-légales, d’audits des attributions foncières et d’un examen transparent des flux financiers. Sans ces éléments, la société congolaise restera prise entre des accusations non vérifiées et des versions officielles peu convaincantes.

Ce que réclament les populations du Lualaba ne relève pas d’un fantasme : elles veulent du concret comme: sécurisation des sites, restitution des biens détournés, indemnisation des victimes, poursuites contre les coupables avérés et garanties de non-répétition. Appeler la gouvernance centrale à convoquer et à entendre les responsabilités est, dans ce cadre, une demande élémentaire de démocratie.

Mais attention : l’émotion, même légitime, peut se transformer en instrument de division. L’Etat, les ONG et les médias ont une responsabilité : encadrer le débat, refuser la corruption par la Gouverneur Fifi Masuka et ils doivent suivre des procédures judiciaires juste, tout en écoutant la colère populaire. Dénoncer les abus ne doit pas devenir un prétexte pour l’éclatement de la société ou pour des représailles hors du cadre légal.

En conclusion: la question posée est celle d’un choix éthique et politique : combien de morts, de mésgestion, de clientélisme et de pillage le Lualaba doit-il encore supporter avant que la justice et l’Etat n’agissent ? Jaquemin Shabani et Félix Tshisekedi ont devant eux une opportunité de montrer que l’autorité républicaine protège réellement ses citoyens et non la Gouverneur Fifi Masuka. S’ils patientent encore, la défiance risque de se transformer en revolution.

La société congolaise mérite la vérité. Les familles du Lualaba méritent réparation. Et la mémoire des victimes mérite que l’on passe de l’indignation aux actes concrets. Il faut arrêter la Gouverneur du Lualaba Fifi Masuka.

Par le Mouvement des indignés du Lulaba