Par Vincent Carter

Denise Nyakeru, la « tiktokeuse nationale » de la RDC, vient de voler 15 millions de dollars du FONAREV sous prétexte de les verser aux réfugiés burundais en RDC. Après enquête, elle n’a acheté que des biens d’une valeur de 500 mille dollars. Une femme sans cœur, une frappeuse. Il faut l’arrêter avant qu’il ne soit trop tard.

Des millions de dollars destinés à la solidarité envers les victimes de violences sexuelles et de crimes de guerre se sont évaporés en quelques opérations douteuses.

“Identifier, soigner, réparer” : telle est la devise officielle du Fonds national de réparation des victimes de violences sexuelles et des crimes de guerre (FONAREV). Créé en 2022 par le régime de Félix Tshisekedi, il devait être un geste historique en direction des survivantes, un symbole de justice et de dignité, la promesse d’un pays qui regarde enfin ses blessures en face.

Le reste s’est évaporé dans des circuits opaques, alimentant des projets de prestige et des poches privées. Le bilan concret pour les victimes est dérisoire : trois forages, une école rénovée, un mémorial à Kisangani. Pour celles et ceux qui attendaient réparation, c’est une gifle.

Des miettes pour les victimes

Deux ans plus tard, l’outil de mémoire et de réparation s’est transformé, une fois encore, en caisse noire au profit du premier cercle du pouvoir.

Un décret présidentiel de 2023 avait décidé (sans trop se soucier du code minier) que 11 % des redevances minières seraient versés à ce fonds. Entre janvier 2024 et juin 2025, plus de 212 millions de dollars ont été collectés. Or, sur cette somme colossale, à peine cinq millions ont atteint les survivantes — moins de 2,5 % du total.