Par Vincent Carter

Kinshasa – Coup de théâtre sur la scène politique congolaise. Vital Kamerhe, président de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) et figure incontournable de la majorité présidentielle, vient de présenter sa démission devant la Conférence des Présidents, instance de concertation politique proche du pouvoir en place.

Une annonce qui surprend le microcosme politique

La nouvelle a pris de court la classe politique congolaise. Considéré comme un pilier du régime Tshisekedi et longtemps pressenti pour jouer un rôle central dans les prochains rééquilibrages institutionnels, Vital Kamerhe a choisi de se retirer de ses fonctions, invoquant, selon ses proches, des divergences profondes sur la gestion du processus politique en cours.

Si les raisons officielles de cette démission n’ont pas encore été rendues publiques, plusieurs sources proches de la Conférence des Présidents évoquent un « malaise croissant » face aux orientations prises par l’actuel pouvoir, notamment à l’approche des futures batailles électorales.

Une onde de choc au sein de l’Union Sacrée

L’onde de choc est palpable au sein de l’Union Sacrée de la Nation, coalition dirigée par Félix Tshisekedi. Kamerhe, longtemps considéré comme l’un de ses plus solides alliés, représentait un atout stratégique grâce à sa base électorale et son expérience institutionnelle. Son départ fragilise non seulement l’équilibre interne de la coalition, mais ouvre également la porte à de nouvelles recompositions dans le paysage politique congolais.

Quelles conséquences pour 2028 ?

La démission de Vital Kamerhe intervient dans un climat politique déjà tendu, marqué par des rivalités croissantes entre les grandes figures de la scène congolaise. Ce geste pourrait renforcer l’opposition, mais aussi créer un vide au sein de l’appareil présidentiel, où Kamerhe jouait le rôle d’architecte discret des compromis.

À moins de trois ans de la prochaine grande échéance électorale, ce retrait pose une question centrale : la coalition présidentielle peut-elle encore maintenir son unité face aux ambitions divergentes et aux critiques de plus en plus fortes contre la gouvernance Tshisekedi ?