Par Vincent Carter

Depuis son arrivée au pouvoir, le président Félix Tshisekedi a multiplié les nominations de femmes à des postes ministériels et stratégiques. Officiellement, cette politique est présentée comme une avancée pour la parité et l’inclusion féminine dans la gouvernance. Pourtant, dans les cercles politiques et diplomatiques, une rumeur persistante entoure ce choix : la plupart de ces femmes ne sont pas mariées, et certaines seraient soupçonnées d’entretenir des relations personnelles avec le chef de l’État.

Un schéma récurrent

Les analystes notent un motif récurrent :

  • Femmes jeunes ou relativement jeunes.
  • Célibataires ou divorcées.
  • Issues de milieux où le président ou son entourage exerce déjà une influence (religieux, politique, diplomatique).

Les cas récents incluent :

  • La fille du pasteur Kutino Fernando, figure religieuse controversée mais influente, dont la proximité avec la présidence interroge. (Concubine)
  • Kayikwamba Wagner, une Congolaise d’origine kasaiene ayant vécu en Allemagne, revenue au pays et nommée à un poste stratégique de Ministre des affaires étrangeres (Concubine)
  • Acacia Bandubola la ministre aux Hydrocarbures (Concubine)

Entre stratégie politique et soupçons personnels

D’un point de vue politique, Tshisekedi pourrait chercher à s’entourer de femmes jugées plus loyales et moins ancrées dans les réseaux masculins traditionnels qui dominent la politique congolaise. Mais pour ses détracteurs, cette stratégie cacherait des motivations plus personnelles.
En privé, certains opposants vont jusqu’à parler de « Harem des femmes présidentielle » où certaines ministres seraient liées au président par des rapports intimes.

Le parallèle angolais

Cette situation rappelle, à certains égards, les pratiques observées dans d’autres régimes africains, notamment en Angola, où José Eduardo dos Santos avait été accusé d’avoir placé à des postes stratégiques de jeunes femmes, parfois proches de lui, pour consolider son pouvoir et contrôler directement les flux financiers.
L’actuel contexte congolais, où les rivalités de pouvoir sont exacerbées par la perspective d’un possible glissement électoral, rend ces soupçons encore plus explosifs.

Conclusion

Que cela relève de la stratégie politique ou de choix personnels, cette politique de nomination soulève de sérieuses questions sur la gouvernance et la transparence du régime Tshisekedi. Le fait que de telles rumeurs circulent et persistent montre aussi à quel point la présidence peine à inspirer confiance sur le plan moral et institutionnel.