Par Vincent Carter
Lubumbashi : l’ombre du pillage plane sur le retour annoncé de Félix Tshisekedi au Katanga
Katangaises et Katangais, l’heure est grave.
Félix Tshisekedi, par peur de perdre l’argent issu du pillage des minerais du Grand Katanga, compte venir s’installer au Katanga avec tout son staff. L’information, qui circule depuis plusieurs jours, suscite une vague d’inquiétude dans la région. Pour une partie croissante de la population katangaise, “il faut le chasser, c’est un voleur.”
Un projet d’installation qui fait polémique
Selon des sources locales, le président de la République démocratique du Congo envisagerait une installation durable dans la région, notamment à Lubumbashi, capitale économique du Katanga. Objectif apparent : renforcer sa présence dans une zone hautement stratégique sur le plan politique et économique.
Mais pour beaucoup, cette démarche n’est rien d’autre qu’une tentative de garder le contrôle sur les immenses richesses minières du Grand Katanga.
Une peur légitime : les minerais en ligne de mire
Le Grand Katanga est depuis longtemps le cœur économique du pays, riche en cuivre, cobalt, et autres minerais cruciaux pour les marchés mondiaux. Nombreux sont ceux qui voient dans ce déménagement présidentiel un geste défensif face à la pression populaire croissante pour une gestion plus équitable et transparente des ressources.
“Tshisekedi ne vient pas pour développer la province, il vient protéger ses intérêts,” estime un militant associatif local.
“Ali Baba et ses 8000 voleurs”
L’arrivée imminente du président avec son staff est perçue comme un prélude à des dégâts collatéraux : abus de pouvoir, multiplication des tracasseries administratives, harcèlement fiscal, conflits fonciers… autant de pratiques déjà dénoncées ailleurs.
Certains parlent d’un “Ali Baba moderne et de ses 8000 voleurs”, en référence au cercle rapproché du pouvoir, souvent accusé de corruption et d’accaparement des richesses.
La fracture entre Kinshasa et les provinces s’aggrave
Ce projet d’installation vient accentuer la fracture déjà profonde entre le pouvoir central et les provinces riches mais marginalisées. Si le peuple katangais perçoit cette démarche comme une forme de colonisation économique, les tensions pourraient rapidement se transformer en mouvement de contestation plus large.
Un responsable communautaire résume la situation :
“Ce n’est pas une simple visite. C’est un signal fort d’appropriation politique et économique. Le Katanga n’est pas à vendre.”
Conclusion :
À mesure que les préparatifs de cette installation se précisent, l’inquiétude monte. Le Katanga, longtemps pillé, semble aujourd’hui prêt à dire non. Reste à savoir si la voix de ses habitants sera entendue.