Par Vincent Carter

Un scandale de trafic de stupéfiants aux ramifications internationales secoue les sphères politiques et judiciaires. Selon des sources fiables, la DEA (Drug Enforcement Administration) des États-Unis et le ministère de la Justice américain auraient demandé l’extradition du général congolais John Tshibangu, Abed Achour, des politiciens, des plusieurs pasteurs et consorts. Ce dernier (Jhon Tshibangu), connu pour ses liens avec le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, serait accusé de complicité et d’implication avec l’homme d’affaires Éric Mandala dans un vaste réseau de trafic de cocaïne reliant la Colombie, l’Europe, Haïti et les États-Unis.

Les accusations : un réseau bien organisé

D’après des informateurs proches d’Éric Mandala, une liste longue et compromettante de trafiquants, incluant des politiciens, des mécènes, des femmes influentes de Bruxelles et des musiciens célèbres, aurait été remise aux enquêteurs. Ce réseau serait étroitement lié à des cartels de cocaïne colombiens et mexicains.

Selon d’autres sources, l’enquête révèle un maillage international impliquant des personnalités influentes en RDC, en Angola, au Congo-Brazzaville, ainsi que des membres de la diaspora libanaise ayant des connexions avec le Hezbollah, et des figures basées au Kenya. Cette affaire menace de dévoiler un système établi depuis plusieurs années.

Éric Mandala : une arrestation spectaculaire

Le 24 janvier 2025, Éric Mandala, milliardaire congolais, a été appréhendé à Madrid par les autorités espagnoles en possession de 200 kilogrammes de cocaïne. La drogue était dissimulée dans une camionnette stationnée sur un parking. Selon InfoLibre, le chargement provenait d’Équateur et devait transiter par le port d’Algéciras avant d’être acheminé vers le Maroc.

L’enquête conjointe entre la DEA et l’Udyco (Unité centrale des drogues et du crime organisé) espagnole avait été lancée en août 2024. Lors de son arrestation, Mandala était accompagné d’une femme colombienne et portait plus de 50 000 dollars en espèces. À son palmarès figure l’achat en 2020 d’un appartement luxueux de 1,85 million d’euros à la Burj Khalifa, financé par des fonds jugés suspects par les enquêteurs.

Les conséquences politiques et judiciaires

L’implication supposée du général Tshibangu et de personnalités proches du pouvoir congolais suscite des interrogations sur l’étendue de la corruption et des complicités à haut niveau. Les appels à une enquête indépendante se multiplient, tant au sein de la société civile que de la communauté internationale.

En RDC, cette affaire pourrait avoir des répercussions majeures sur la stabilité du gouvernement et sur l’image de la lutte contre le crime organisé. Les autorités américaines poursuivent leur travail pour élucider les responsabilités et démanteler ce réseau tentaculaire.

Une enquête en cours

Les questions demeurent nombreuses :

  • Qui sont les autres personnalités impliquées ?
  • Quel rôle précis a joué le général Tshibangu dans ce réseau ?
  • Jusqu’où s’étendent les ramifications du trafic ?

En attendant des réponses, l’arrestation d’Éric Mandala constitue une étape cruciale dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Affaire à suivre.

Par Vincent Carter