Le lancement de KICO : Une alliance controversée entre un milliardaire canadien et Félix Tshisekedi
Par Congo Intelligence et Vincent Carter Kazadi
Le lancement du projet minier KICO (Kamoa-Kakula Copper Company), une initiative canadienne pilotée par le milliardaire Robert Friedland, propriétaire d’Ivanhoe Mines, suscite de vives réactions en République Démocratique du Congo (RDC). Friedland, dont la fortune et les méthodes sont souvent entourées de controverse, est accusé par certains observateurs d’exploiter les ressources stratégiques du pays en partenariat avec un régime perçu comme autoritaire.
Robert Friedland : un milliardaire au cœur des critiques
Résidant à Vancouver, au Canada, Robert Friedland a bâti un empire dans le secteur minier, notamment grâce à ses projets en Afrique. Toutefois, ses détracteurs l’accusent de profiter des faiblesses institutionnelles de pays comme la RDC pour maximiser ses profits au détriment des populations locales.
Pour de nombreux analystes, KICO symbolise l’appropriation étrangère des richesses congolaises. Des sources proches du dossier soulignent également l’implication directe du président Félix Tshisekedi, qualifié de “dictateur en miniature”, dans la promotion de ce projet, au détriment des intérêts nationaux.
Tshisekedi et l’usurpation des initiatives de Katumbi
Selon nos sources, le président Tshisekedi chercherait à s’attribuer le mérite des investissements miniers dans le Grand Katanga, des projets pourtant initiés par Moïse Katumbi, ancien gouverneur de la région et figure politique de premier plan. Katumbi, connu pour son expertise dans le secteur minier, aurait joué un rôle central dans l’attractivité du Katanga auprès des investisseurs internationaux.
Un proche de Katumbi, qui a souhaité garder l’anonymat, déclare : « Les avancées dans le secteur minier sont le fruit du travail de Moïse Katumbi. Tshisekedi ne fait qu’usurper ce mérite pour renforcer son image alors qu’il est déconnecté des réalités économiques du pays. »
Vers une collaboration avec Elon Musk ?
Dans ce contexte, le nom d’Elon Musk, PDG de Tesla et grand consommateur de cobalt pour ses batteries électriques, est régulièrement évoqué. Selon des proches de Katumbi, des discussions seraient en cours pour établir une collaboration stratégique avec le géant américain. Katumbi aurait l’intention de positionner la RDC comme un acteur incontournable de la transition énergétique mondiale, tout en veillant à une répartition équitable des bénéfices pour le peuple congolais.
Un collaborateur de Katumbi a confié à Congo Intelligence : « Moïse Katumbi est prêt à travailler avec Elon Musk pour garantir que les ressources minières congolaises servent avant tout les intérêts de la nation. »
Un avenir incertain
Le projet KICO, bien qu’ambitieux, met en lumière les tensions croissantes entre Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi, ainsi que les enjeux autour de l’exploitation des ressources naturelles de la RDC. Tandis que Friedland poursuit ses opérations lucratives, les Congolais continuent de réclamer une meilleure transparence et une gestion équitable de leurs richesses.
L’avenir du secteur minier congolais dépendra de la capacité des leaders politiques et économiques à privilégier l’intérêt national face aux pressions extérieures. Katumbi, perçu par beaucoup comme un homme de vision, pourrait jouer un rôle déterminant dans cette lutte pour la souveraineté économique.
Affaire à suivre.
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